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Tags: Cinémas

Le cinéma numérique

Les cinémas de Sud de Seine possèdent depuis la rentrée 2012 une qualité sonore et visuelle incomparable. Leur secret ? Ils diffusent en numérique.

Depuis le 1er avril 2011, la Communauté d'agglomération Sud de Seine s'est vue transférer la gestion des médiathèques, des théâtres et des cinémas du territoire. L'objectif pour les quatre villes est de consolider les moyens financiers qui leur sont accordés et de développer progressivement leur offre culturelle.

Une nécessaire adaptation

La transition des salles vers le cinéma numérique est une évolution technologique quasiment obligatoire. Fonctionnant jusqu'alors grâce des bobines de 35mm, les cinémas ont vu progressivement l'offre de bobines diminuer et celle de films en numérique considérablement augmenter. De la même façon que le passage au DVD a été rendu nécessaire par l'abandon progressif des VHS. Ainsi, s'il est indispensable pour projeter des films en 3D, l'équipement numérique d'un cinéma lui permet avant tout d'avoir la possibilité de diffuser tous les films proposés par les distributeurs.

Des aménagements importants

B8-5 BDes travaux d'aménagements ont dû être réalisés pour permettre aux cinémas Victor-Hugo de Bagneux, Marcel-Pagnol de Malakoff, Jeanne-Moreau de Clamart et Le Scarron à Fontenay-aux-Roses de diffuser des films à l'aide de l'équipement numérique : agrandissement des cabines de projection et des hublots, raccordement de la cabine à un réseau internet très haut débit, installation de climatisation indispensable au bon fonctionnement du projecteur. Les projectionnistes ont également reçu une formation de plusieurs jours pour apprendre à utiliser le matériel et à l'entretenir.
Un investissement conséquent
De tels aménagements représentent un coût d'environ 150 000 € par salle financés par la Communauté d'agglomération, par le Conseil général des Hauts-de-Seine, la Région (environ 20 000 € par salle) et par le Centre National du Cinéma (maximum 60 000 € par salle).
Le passage au numérique permet la diffusion de films en 3D, grâce au port de lunettes spécifiques. Chaque cinéma s'est donc doté de lunettes qui nécessitent l'utilisation de lingettes. Peu nombreux sont ceux qui savent que ces lingettes servent, non pas à essuyer les verres, mais à désinfecter les branches ! Il faut, bien au contraire, éviter de toucher ces verres fragiles, contenant des cristaux liquides. Cela signifie également qu'à l'issue de chacune des séances en 3D, du personnel doit être mobilisé pour récupérer les lunettes auprès des spectateurs. L'ensemble de ces éléments – nettoyage, mobilisation de personnel – explique le surcoût engendré par la diffusion d'un film 3D par rapport à un film traditionnel.

 

3 questions à Mme Catherine Margaté, Vice-présidente chargée de la culture et maire de Malakoff

B8-5 CQu'est-ce que le cinéma numérique va apporter à la population de la Communauté d'agglomération ?

Le numérique présente l'avantage de ne pas s'altérer et ne connaît donc pas d'usure liée aux projections répétées. Il permet une meilleure répartition d'éclairement de l'image. Il facilite la projection de films en 3D qui font le bonheur des enfants. Les copies numériques sont disponibles pour toutes les salles en même temps, ce qui permet une réduction du temps entre la sortie et la projection du film en salle. D'un point de vue écologique, le numérique s'avère beaucoup moins polluant que la filière traditionnelle 35mm du fait du caractère photochimique des supports de projection.

Généralement, quel rôle jouent les cinémas au sein des 4 communes ?

Parmi les engagements de Sud de Seine au service des habitants de notre territoire, figure la volonté de permettre l'accès du plus grand nombre à une culture diversifiée de qualité. Médiathèques, conservatoires, théâtres et aujourd'hui les cinémas, ont été transférés à la Communauté d'agglomération. Ces équipements assurent par leur proximité d'implantation une facilité d'accès pour les habitants, à des prix modérés. Par ailleurs, les cinémas de notre territoire ont le label « art et essai », ce qui offre à la population la possibilité de découvrir des films d'auteurs hors des circuits de la grande distribution.

 

 

   Parole d'expert

B8-5 D

 

Michael Peixe, projectionniste au cinéma Jeanne Moreau de Clamart

Le numérique modifie radicalement notre façon de travailler par rapport aux films 35mm. Les bobines ont été remplacées par des disques durs hyper-sécurisés. Quant à l'expérience cinématographique, personnellement, c'est l'amélioration sonore qui m'a le plus étonné lorsque j'ai découvert les performances de la nouvelle installation depuis la salle. En passant à un projecteur 4K, je savais que la qualité de l'image allait être très supérieure mais nous n'avons rien changé à l'équipement audio et la qualité du son est spectaculairement plus pure et plus travaillée.